Avec l’élection présidentielle dans six mois, ce n’est pas un « contre-budget » mais un budget « rectificatif » que Jean-Luc Mélenchon et le président de la commission des finances de l’Assemblée, Éric Coquerel, sont venus présenter à la presse, mercredi, depuis le siège du mouvement. Le candidat insoumis a d’ailleurs regretté le choix du gouvernement de ne pas passer par une loi spéciale qui aurait « laissé à la prochaine équipe qui arrive en avril prochain ce qui sera en définitive le budget 2027 parce que, en toutes hypothèses, le budget de l’année suivante ne sera pas ce que l’on va décider cette fois-ci ».
Le projet des Insoumis a été présenté comme une réponse à la « culture dominante » du « néolibéralisme », a fait valoir mercredi Jean-Luc Mélenchon, accusant les présidents Macron, Hollande et Sarkozy d’avoir orchestré « l’appauvrissement méthodique et organisé de l’État ».
« Les aides sont le déficit et le déficit, c’est la dette »
« Nous avons décidé que dans ce budget, il y aurait 25 milliards (…) attribués à la diminution de la dette », a-t-il annoncé. « Nous sommes dans l’épure » d’un rapport d’économistes rendu à Bercy qui appelait à au moins « 125 milliards d’euros » d’effort sur le prochain quinquennat, a-t-il fait valoir. Citant le rapport d’une commission sénatoriale établissant à 211 milliards d’euros annuels le coût des aides publiques aux…
Auteur: Rédaction Public Sénat
