Pour le bloc central, le rassemblement, ce n’est pas encore maintenant. Lundi, à la sortie de son premier « comité politique » composé de la garde rapprochée de sa formation Horizons, mais aussi de soutiens issus de Renaissance ou de la droite, Édouard Philippe a tenté de pousser son léger avantage dans les sondages en tendant la main à ses concurrents, Gabriel Attal et Bruno Retailleau.
« Je suis constant en la matière. Je propose un rassemblement de la droite et du centre (…) Si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas la présidentielle », a-t-il mis en garde devant la presse en précisant qu’il s’adressait non seulement aux chefs de partis mais aussi « aux milliers et aux millions » d’électeurs « qui se reconnaissent dans la famille gaulliste, dans la famille libérale, conservatrice, démocrate chrétienne » chez qui il y a selon lui « une appétence pour le rassemblement ». L’initiative s’adresse à un arc allant du MoDem de François Bayrou au parti libéral Nouvelle Énergie de David Lisnard en passant par Les Républicains, l’UDI, le parti radical, et bien sûr, Renaissance.
Sur la méthode, Édouard Philippe a indiqué qu’il écrirait aux chefs de partis et de courants de la droite et du centre pour leur proposer de former un comité, avec un premier rendez-vous imaginé début novembre.
Chez Attal, on rappelle qu’il existe déjà « un comité de liaison »
Les réponses des intéressés ne se sont pas…
Auteur: Simon Barbarit
