En politique, tuer la figure du père pour lui succéder n’a rien d’extraordinaire. Gabriel Attal qui ne cache plus du tout ses ambitions pour 2027, n’a pas transgressé la règle. Ce week-end, en clôture du congrès de Renaissance à Arras, le secrétaire général du parti a indiqué ressentir l’impatience des Français à « tourner une page, celle du chaos, celle des vieilles recettes du passé, des vieux schémas, des vieux réflexes », a-t-il brocardé au son des « Attal président » entonné par les jeunes en marche.
« Un acte fondateur » ?
« Emmanuel Macron avait déclaré lui-même en 2017 sa candidature en rupture avec François Hollande. C’est un grand classique de la Ve République. Dès 1969, Georges Pompidou avait déclaré sa candidature lors d’un déplacement à Rome ce qui avait fort déplu au général de Gaulle. Jacques Chirac avait claqué avec fracas la porte de Matignon avant de se retrouver face à Giscard lors de la présidentielle. Lionel Jospin avait proclamé le droit d’inventaire des années Mitterrand… Gabriel Attal a d’autant plus intérêt à le faire au moment où Emmanuel Macron bat des records d’impopularité. Si vous voulez avoir des chances de lui succéder, vous devez prendre vos distances », souligne Jean Garrigues historien, président du comité d’histoire parlementaire.
« Le mot de rupture est peut-être un peu exagéré. Gabriel Attal a quand même rappelé quelques points positifs comme la…
Auteur: Simon Barbarit

