Après une série de canicules, des incendies dévastateurs et une sécheresse historique, l’été 2026 restera donc celui où la réalité du changement climatique s’est imposée, brutalement, dans notre quotidien.
Face à l’absence de réponse du gouvernement à la hauteur de l’urgence, plusieurs forces politiques comptent bien rebondir sur cet été apocalyptique en vue de l’élection présidentielle. Le weekend des 22 et 23 août, Les Écologistes ont tenu leurs universités d’été à Grenoble tandis que, dans la Drôme, au rendez-vous de La France insoumise (LFI), l’écologie était au cœur des discours.
Dimanche soir, c’était au tour de Raphaël Glucksmann de déclarer sa candidature pour être « le président de la transformation écologique ». S’il ne croit pas à l’électrochoc de cet été pour mobiliser les électeurs sur l’écologie, le politologue Rémi Lefebvre reconnaît tout de même que ce sera « l’un des thèmes de la campagne ».
LFI impose ses propositions
« Le changement climatique ouvre une ère totalement nouvelle de la civilisation humaine. […] Pour s’y adapter, il est vital de tout changer dans nos manières de vivre, de produire et d’échanger », a déclaré Jean-Luc Mélenchon dans la Drôme lors des universités de rentrée de La France insoumise.
Au-delà du constat, le candidat a choisi de mettre en avant deux mesures phares, les écorégions et la conscription écologique, tout en développant les questions de santé publique liées à l’environnement et en insistant sur le besoin d’une planification, « une exigence de survie ».
La première proposition consiste à remplacer les régions actuelles par treize écorégions organisées autour des bassins versants. L’objectif est de leur confier la gestion du cycle de l’eau, mais aussi des côtes maritimes, des forêts, de la fertilité des sols, de la qualité de l’air, des mobilités… La seconde mesure porte…
Auteur: Fanny Marlier, Jeanne Cassard
