Est-il encore possible de gagner face au RN en 2027 ? Cette question devrait être une obsession collective. Pourtant, quelques – mais trop nombreux – esprits cyniques semblent préférer perdre en 2027 face au RN pour mieux préparer 2032. L’histoire a généralement raison de ces apprentis sorciers.
Quand les candidats d’extrême droite culminent à 40 % des intentions de vote, quand Les Républicains en viennent à appeler à ce qu’aucune voix ne se porte sur la gauche face au RN lors d’élections législatives partielles, quand la convergence entre la droite et l’extrême droite rend la victoire presque hors de portée, une seule issue demeure : le rassemblement, au second tour, de tout le reste de l’échiquier politique.
Dans ce contexte deux stratégies s’affrontent : celle du rassemblement de la gauche et de l’écologie, et celle du bloc bourgeois, de l’union des gens « raisonnables » de droite et de gauche.
La poursuite du macronisme
Pour le dire simplement, quand Olivier Faure estime que la victoire passe par l’affirmation d’une alternative claire, à la fois au RN et au macronisme, à travers le rassemblement de la gauche et de l’écologie – de Ruffin à Glucksmann – François Hollande fait, de son côté, le pari inverse : celui d’une candidature centrale ou centriste visant à fédérer, dès le premier tour, des républicains issus des deux rives.
Cette stratégie sera perçue comme la poursuite du macronisme sous une autre forme.
Pour y parvenir, il fait le choix de stigmatiser les électeurs de la gauche radicale, supposés se mobiliser, contraints et forcés, au second tour pour faire barrage au RN.
Cette stratégie du bloc bourgeois est cependant vouée à l’échec. D’abord il est évident qu’elle sera perçue par une part importante de l’opinion comme la poursuite du macronisme sous une autre forme. « Le rassemblement des gens…
Auteur: Christophe Clergeau

