Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

En moins de vingt-quatre heures, les deux candidats du bloc central ont dévoilé leurs principales propositions, Édouard Philippe dans Le Figaro, Gabriel Attal dans Le Monde. Derrière des propositions parfois proches, les deux candidats cherchent surtout à imprimer leur propre marque. Tous deux promettent de réduire les effectifs, de mieux rémunérer les enseignants, de renforcer l’autorité et de remettre l’accent sur les fondamentaux. Mais Édouard Philippe mise davantage sur l’autonomie des établissements, tandis que Gabriel Attal veut transformer en profondeur le collège et différencier davantage les parcours des élèves.

Revaloriser les enseignants, mais avec deux méthodes

La question des enseignants occupe une place centrale dans leurs programmes. Édouard Philippe propose une hausse moyenne de 20 % des rémunérations sur cinq ans, afin de rapprocher les salaires de la moyenne européenne. « La priorité numéro 1 de l’école, ce n’est pas le confort des profs, c’est l’intérêt des élèves mais ça passe par les profs », déclarait-il en juin. Il entend profiter de la baisse démographique annoncée pour réduire les effectifs tout en améliorant les rémunérations.

« Le métier a été progressivement smicardisé », déclare Gabriel Attal. L’ancien ministre de l’Éducation promet, lui, une augmentation de 200 euros nets par mois, pouvant atteindre 500 euros en milieu de carrière. Le coût, évalué à…

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Auteur: Emma Bador-Fritche