L’élection présidentielle française n’est que dans huit mois, mais elle occupe déjà les esprits à Bruxelles. « [Il n’y a] pas de panique, mais une certaine inquiétude« , reconnaît l’eurodéputé allemand Daniel Freund. « Voir que l’extrême droite est devant dans les sondages, qu’apparemment il y a une chance que l’extrême droite et l’extrême gauche arrivent au deuxième tour et que tout le centre, le côté progressiste – les verts, les sociaux-démocrates, les libéraux – n’arrivent pas au deuxième tour, évidemment, cela inquiète pour la France », estime l’élu, qui siège au sein du groupe des Verts au Parlement.
Une fébrilité quant à la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national ressentie aussi au centre. Le luxembourgeois Charles Goerens (Renew), pointe un « risque important au niveau des politiques institutionnelles« . « Je ne sais pas quelle est la position de Mme Le Pen quant à la primauté du droit européen sur le droit national« , feint-il de s’interroger. « Je sais qu’elle n’est pas la seule à avoir des doutes sur le maintien de ce principe« , reprend-il : « Il y a aussi Monsieur Retailleau… Donc on voit cela avec inquiétude !« .
De fait, le candidat Les Républicains envisage de revenir sur ce principe « dans certains cas ». Quant à Marine le Pen, l’affirmation de la supériorité du droit français sur le droit européen est un marqueur de son programme…
Auteur: Rédaction Public Sénat
