À quelques jours de la rentrée politique de son parti, Place publique, Raphaël Glucksmann, qui s’imagine déjà en héraut de la social-démocratie pour 2027, se réjouit. Dans un sondage sur les intentions de vote à la prochaine présidentielle, réalisé par l’Ifop à la demande de L’Opinion et Sud-radio, rendu public le 29 septembre, l’eurodéputé (obtenant entre 14 et 16 %) talonne Édouard Philippe (entre 16 et 19 %). Et, surtout, il devance de quelques points Jean-Luc Mélenchon (entre 12 et 13 %). Dans le camp Glucksmann, on y voit le signe clair qu’un espace politique existe entre La France insoumise (LFI) et le bloc macroniste.
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Sur les réseaux, les mélenchonistes n’ont pas hésité à railler cette enquête d’opinion. Depuis longtemps, les insoumis considèrent que les instituts de sondage minorent l’électorat votant Jean-Luc Mélenchon. Le député Antoine Léaument, ancien rapporteur de la commission d’enquête concernant l’organisation des élections en France, a annoncé saisir la commission des sondages.
Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a rappelé que Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, s’était affiché en mars dernier aux côtés de Bruno Retailleau, de Manuel Valls et de plusieurs personnalités proches du Printemps républicain au meeting « contre l’islamisme » de l’association Agir ensemble. Tentative claire de discréditer le sondage en question.
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Auteur: Politis

