Ça ressemble à un meeting pour une campagne présidentielle… mais ça n’est pas un meeting pour une campagne présidentielle. Raphaël Glucksmann aurait pu faire sien, ce samedi 13 juin, le célèbre slogan de la réclame Canada Dry, petite madeleine publicitaire que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Banderoles, oriflammes aux couleurs de son parti, drapeaux tricolores et Marseillaise… Dans la grande salle des Docks d’Aubervilliers, où le co-fondateur de Place publique a invité ses soutiens, tout ou presque évoque l’ambiance et le décorum des grands raouts de campagne. Jusqu’à ce gigantesque fond de scène, barré d’un immense « Gagner en 2027 », et ces militants survoltés – il faudra une dizaine de minutes à Raphaël Glucksmann pour parcourir les quelques mètres qui le séparent de son pupitre.
Sur le papier, pourtant, il n’est pas encore question de candidature, seulement d’une prise de parole et d’un échange entre le député européen et plusieurs personnalités politiques et de la société civile, deux semaines après la publication de son dernier livre Nous avons encore envie. Au micro, Raphaël Glucksmann explique vouloir « réveiller une envie de justice, de liberté, de solidarité au sein du peuple Français. » « Nous allons reprendre la flamme nationale du parti qui l’usurpe depuis des décennies », tonne-t-il.
« Nous ne sommes qu’au début de l’aventure ! »
Pendant plus d’une heure,…
Auteur: Romain David

