La calculette pourrait bientôt devenir l’un des outils indispensables de la présidentielle. Depuis la rentrée politique, les candidatures se multiplient sur l’ensemble de l’échiquier politique. À gauche, à droite, au centre, à l’extrême droite comme à l’extrême gauche, mais aussi en dehors des partis traditionnels, de nombreuses personnalités nourrissent l’ambition de succéder à Emmanuel Macron. Un foisonnement qui n’a toutefois rien d’exceptionnel à ce stade de la campagne. Car vouloir être candidat ne signifie pas nécessairement pouvoir le devenir. Dans les prochains mois, plusieurs filtres vont entrer en action : primaires éventuelles, financement, ressources humaines et, surtout, collecte des fameux 500 parrainages d’élus.
Une inflation de candidatures qui n’est pas nouvelle
L’impression d’embouteillage est forte, mais elle doit être relativisée. Lors de la précédente présidentielle, en 2022, douze candidats avaient finalement obtenu le feu vert pour participer au premier tour. Ils étaient onze en 2017 et dix en 2012. La dernière fois que le record a été atteint c’est en 2002, ils étaient seize en lice pour le premier tour.
Pour Bruno Cautrès, politologue et chercheur au Cevipof-CNRS, cette multiplication des candidatures est presque inhérente à l’élection présidentielle : « On est dans un modèle haut, mais il y a toujours beaucoup de candidats avant le passage des parrainages », estime-t-il.
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Auteur: Emma Bador-Fritche
