À peine lancée et déjà menacée : le patron des députés socialistes Boris Vallaud s’oppose à l’organisation d’une primaire à gauche, défendue par Olivier Faure pour 2027. « La primaire, telle qu’elle se dessine, n’est pas suffisante », a déclaré samedi Boris Vallaud dans une interview au Nouvel Obs.
« Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l’extrême droite. C’est ma conviction et c’est ce que demandent nos électeurs », a-t-il ajouté. La coalition qu’il propose et qui doit, à ses yeux, aller de François Ruffin (Debout !) à Raphaël Glucksmann (Place Publique) mais sans La France insoumise « inventera ensuite son processus pour choisir son candidat ». Mais il y a un préalable : la désignation d’un candidat du Parti socialiste, « qui « s’engagera ensuite dans cette coalition, » a-t-il souligné, sans dire s’il souhaitait lui-même postuler.
Boris Vallaud occupe une place charnière au sein du PS entre le premier secrétaire Olivier Faure et ses opposants. Le patron des socialistes avait participé, le 24 janvier à Tours, au lancement de cette primaire, qui doit se tenir le 11 octobre pour désigner un candidat issu du PS, des Écologistes et des anciens Insoumis comme Clémentine Autain et François Ruffin – mais sans Raphaël Glucksmann, farouchement opposé à l’idée.
« Cannibalisés les uns les autres »
Olivier Faure s’était rendu à Tours sans mandat de son parti pour accepter un tel processus. Il s’y était toutefois dit favorable et avait précisé que les militants socialistes seraient appelés à se prononcer après les municipales des 15 et 22 mars.
Mais, loin de lancer une véritable dynamique unitaire, l’annonce d’une primaire a au contraire accru les crispations au sein du Parti socialiste. Les batailles internes, mises en sourdine depuis le congrès de Nancy de juin 2025, resurgissent avec…
Auteur: La Croix (avec AFP)

