C’est un sondage qui a été remarqué. Notre enquête Odoxa pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale a fait l’effet d’un pavé dans la mare. Portant sur la présidentielle 2027, il donne Jordan Bardella au plus haut au premier tour. Pas vraiment une surprise. C’est le second tour qui a fait l’effet d’une bombe. Le candidat du RN est donné gagnant dans tous les cas de figure, quel que soit le candidat en face de lui, ouvrant la possibilité d’une victoire de l’extrême droite en France.
Mais on le sait, les sondages, y compris le nôtre, peuvent se tromper. Surtout à 18 mois de l’élection présidentielle. Certains jugent même que les sondages sur la présidentielle n’ont pas de sens, lorsqu’ils sont réalisés si loin du but. Mais il est utile de rappeler que les sondages ne sont jamais des outils prédictifs. Il faut davantage les voir comme une photographie, à un instant T, de l’état de l’opinion. Ils permettent aussi d’observer des tendances. Et aujourd’hui, le RN se maintient à des scores très élevés.
Reste que les intentions de votes, surtout aussi loin de l’échéance, peuvent être biaisées par de multiples facteurs : on ne connaît pas encore, et de loin, tous les candidats. L’offre politique n’est donc pas stabilisée. On ne répond donc pas de la même manière à une question, selon le nom des candidats. Par ailleurs, beaucoup de choses peuvent se passer, surtout en cette période instable au plan…
Auteur: François Vignal

