La victoire retentissante de Catherine Connolly lors de l’élection présidentielle irlandaise est un moment décisif. C’est la première fois que la gauche remporte une majorité des suffrages lors d’un scrutin national. Il ne s’agit pas non plus d’une victoire serrée : Connolly a obtenu le plus important pourcentage de votes et le plus grand nombre de votes en valeur absolue de tous les candidats à la présidentielle de l’histoire.
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Les forces combinées de l’establishment politique et de l’establishment médiatique ont tout mis en œuvre pour contrer Connolly afin de stopper l’élan suscité par sa campagne. « Recouvrez-la de déchets » : c’est devenu la stratégie déployée, ainsi que l’avait suggéré Yvan Iates[1]. Son voyage en Syrie, le fait qu’elle ait embauché un Républicain reconnu coupable d’un crime commis avec une arme à feu, ses commentaires hostiles aux impérialismes des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, tout comme son activité antérieure d’avocate, tout cela a été scruté et disséqué sans fin.
Le fil rouge qui relie toutes ces diffamations est le fait que, par sa défense de la neutralité et son opposition à un alignement de plus en plus ouvert sur l’OTAN, elle se situe en extériorité à l’establishment politique et médiatique. Alors que Heather Humphreys du Fine Gael refuse ostensiblement de critiquer ce qu’elle appelle « nos alliés » et le fait qu’ils arment le génocide, Catherine Connolly a critiqué ouvertement le soutien des USA aux crimes de guerre israéliens et la volonté de réarmement en Europe, au grand désespoir de la plupart des commentateurs politiques.
Malgré cela, sa campagne soutenue par tous les partis « de gauche » et un mouvement venu d’en bas, a continué à gagner du terrain dans les sondages successifs et a facilement battu le candidat de l’establishment. Il va y avoir des tentatives pour minimiser…
Auteur: redaction

