Présidentielle : le regain d’intérêt pour la TVA sociale, idée clivante pour augmenter le salaire net

Et revoici le débat sur la TVA sociale, serpent de mer qui agite depuis des décennies la scène politique française. Le principe général est assez simple : remplacer une partie des prélèvements sur le travail par un relèvement la TVA, qui frappe les biens et les services. Proposée durant la campagne des législatives de 2007, sa simple évocation avait coûté plusieurs dizaines de sièges à la droite. À la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy en janvier 2012, la majorité parvient à relever le taux de normal de TVA de 19,6 % à 21,2 %, soit 1,6 point, pour compenser une baisse des cotisations familiales payées par les employeurs. La mesure est abrogée dès l’été, au cours d’un budget rectificatif adopté par la nouvelle majorité socialiste.

À l’époque, les promoteurs de la TVA sociale poursuivaient l’objectif de favoriser les créations d’emploi, en diminuant leur coût, et de favoriser la compétitivité des entreprises. Vingt ans plus tard, la motivation a changé. Il est désormais question de répondre aux tensions sur le pouvoir d’achat, à travers des baisses de compensation qui viendront relever le salaire net touché par le salarié. Une opération toujours compensée par la TVA.

Une piste défendue par François Hollande, le Medef ou encore Bruno Le Maire

En cette rentrée politique très dense, François Hollande a créé la surprise en soutenant lui-même cette proposition iconoclaste pour la gauche, dans son livre aux…

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Auteur: Guillaume Jacquot