Il y a ceux qui crient à l’urgence, et ceux qui refusent de s’alarmer. L’idée d’une primaire de la droite et du centre continue de diviser les états-majors de ces deux camps, alors que la multiplication des candidatures menace de plus en plus leurs chances de qualification pour le second tour de la présidentielle. Dans une tribune publiée mercredi par Le Figaro, plus de 200 élus appellent à l’organisation d’une « primaire ouverte » de la droite et du centre pour rassembler leurs forces sous une même bannière, et éviter un duel Le Pen/Mélenchon au soir du 18 avril.
« À ce stade, personne ne se détache et donc, personne n’est en mesure de créer un élan suffisamment fort pour éviter une catastrophe », explique le centriste Hervé Morin, l’un des chefs de file de cette initiative, dans les colonnes du quotidien. « La situation politique ne nous permet pas d’avoir plusieurs candidats », alerte-t-il. Un temps favorable à un scrutin qui irait de Sarah Knafo à Gabriel Attal, l’ancien ministre de la Défense évoque désormais « une charte commune » dont les signataires « s’engageraient à soutenir le gagnant ». Par ailleurs, chaque candidat devrait recueillir au préalable le parrainage de « 300 maires issus de 30 départements, avec un maximum de 30 maires par département ».
Parmi les promoteurs de cette initiative : le maire LR de La Baule Franck Louvrier, l’ancienne députée LR Véronique…
Auteur: Romain David
