Alors que l’Europe traverse une crise du logement sans précédent, la candidate à l’élection présidentielle Marine Le Pen propose différentes mesures liées à l’immobilier et à la propriété privée. Loin de répondre à un besoin vital, celles-ci profitent avant tout à une minorité de la population : les multipropriétaires, qui représentent 35 % des Français.
Ces mesures touchent directement les locataires et futurs locataires d’appartements. Avant même d’aborder l’aspect économique, c’est une question de conditions de vie et de salubrité des habitations qui se pose.
Le programme du parti prévoit de supprimer l’interdiction de location des passoires thermiques. Ces logements représentent près de 5,4 millions de bâtisses en France en 2025, selon l’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE).
Outre l’aspect environnemental et les dépenses énergétiques qu’imposent ces logements, les conditions de vie à l’intérieur de ces appartements sont inhumaines. Surtout au vu des dégâts toujours plus importants, chaque année, du dérèglement climatique.
Morgane, qui habite dans un de ces logements à Paris, a vécu un véritable enfer cet été qui l’a poussée à quitter son appartement pendant la canicule.
« Il faisait au moins 5 ou 6 degrés de plus à l’intérieur, mon frigo dégelait, je devais éteindre mon chauffe-eau… au mois d’août, je n’ai tout simplement pas pu mettre les pieds chez moi », dénonce-t-elle auprès de La Relève et La Peste, en colère contre sa situation.
Bien que cette pratique soit aujourd’hui illégale, l’année prochaine elle pourrait devenir le quotidien banalisé de milliers d’individus. Étudiants, femmes seules avec enfants et personnes sous le seuil de pauvreté seront les plus susceptibles de se retrouver dans cette situation. Les plus démunis n’auront plus accès à des logements décents.
Autre mesure phare et injuste du RN : la fin de…
Auteur: Axel Guerillot
