Malgré la tentative de relance de la solution à deux États, largement soutenue à l’ONU, Israël et les États-Unis, eux, redoublent de violence pour hâter la disparition de la Palestine, sur le terrain par le génocide, l’occupation et la colonisation, et au niveau international en sanctionnant toutes les instances de défense des Palestiniennes. Il est urgent de bloquer les sanctions américaines, de prendre des mesures de protection de ses victimes, et de prendre des sanctions contre Israël.
La tentative en cours de relancer la reconnaissance de la Palestine dans le bloc occidental, et de montrer l’isolement d’Israël et des États-Unis à l’ONU, ne peut avoir aucun effet si elle n’est pas accompagnée de sanctions impactantes, à cause d’un rapport de forces inégal. Sur le terrain, en Palestine, le gouvernement israélien redouble de violence, notamment avec la dernière offensive sur la ville de Gaza, qualifiée de carnage par l’ONU, et s’emploie à la mort ou au départ forcé de toustes les Gazaouies, et à l’annexion totale de la Cisjordanie. De leur côté, à l’international, les États-Unis ont enclenché un arsenal de sanctions contre les représentants actuels de la Palestine, les instances juridiques qui tentent de faire respecter le droit international et les droits des Palestiniennes, et contre les organisations des droits humains palestiniennes.
Les conséquences sont larges : aucune des personnes touchées ne peut plus aller aux États-Unis, ce qui veut dire que le siège de l’ONU à New York est hors d’atteinte. Les comptes bancaires des individus et des organisations mentionnées sont gelés, par exemple celui du procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) ou ceux des associations de défense des droits humains, qui ne pourront plus recevoir de fonds ni payer leurs salariées, dont certaines survivent à Gaza en ce moment même. La décision américaine entraîne les banques non américaines…
Auteur: Attac France

