Comme un peloton d’exécution. Trois personnes en cagoule ont les mains liées dans le dos, attachées à un poteau de bois surmonté d’un panneau avec l’acronyme du Rassemblement national (RN). Autour de leur cou, des écriteaux : musulmane, immigré.e, LGBTI. Face à eux, les participant.es à la Pride des banlieues – 15 000 selon les organisateurs – sont allongés par terre pour un « die-in », une action visant à « imiter la mort ». S’ensuit une minute de silence.
Montrer ce que vivent les minorités sous un gouvernement fasciste.
Gill
Pour appeler les participant.es à s’allonger sur le sol, une personne annonce dans le mégaphone : « La Pride des Banlieues dit non au Rassemblement national. Mais au-delà de dire non, on veut rappeler que le RN au pouvoir, c’est notre mort. La mort de toutes et tous. Notre mort et rien d’autre. » L’action « coup de poing » a été pensée en réaction à l’actualité politique « pour montrer ce que vivent les minorités sous un gouvernement fasciste », explique Gill, porte-parole du mouvement. Mais le choix de placer comme principale revendication de cette Pride la lutte contre l’extrême droite et l’instrumentalisation des vécus LGBT a été fait dès le début de l’année.
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Le communiqué, publié en mars 2024, dénonçait « la loi asile et immigration de Darmanin » promulguée en janvier dernier qui a « agi comme un catalyseur exacerbant les difficultés déjà criantes pour les migrant.es ». Ainsi que le « racisme institutionnel et les violences policières persistantes. (…) Cela prépare sournoisement le terrain à l’extrême droite institutionnelle qui tente de…
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Auteur: Pauline Migevant

