Cette année, 29 militant•es ont été placés en détention provisoire pendant la Brussels Pride, une pratique déjà appliquée les années précédentes envers d’autres personnes de la communauté queer, pour avoir protesté contre la présence de chars de partis racistes et transphobes que sont la NVA ou encore le MR. La Brussels Pride ne sert qu’à donner un semblant d’intérêt aux Rainbow Cops, à enrichir la Ville de Bruxelles, et à servir une droite raciste, transphobe, putophobe, classiste, oppressive ainsi que celle d’une gauche faussement progressiste.
Alors qu’aujourd’hui plus qu’hier, elle devrait être un acte politique de résistance et de vigilance pour garantir que l’égalité ne soit pas un privilège mais un droit effectif pour tous·tes, la Pride officielle n’est plus qu’une attraction touristique. Un événement dénuée de sens, principalement organisée par la ville de Bruxelles qui au quotidien, continue d’appliquer une politique répressive envers les travailleur•euses, les personnes racisées, les dissident•es et les marginaux. En d’autres termes du pink washing.
Vouloir se fondre dans un cis-tem raciste, quand nous avons été victime de harcèlement, d’homophobie, de transphobie, de discriminations depuis des années ne peut jamais être une stratégie payante. La lutte a toujours été portée par des marginaux. Aujourd’hui, la marche doit maintenir une exigence de radicalité.
La lutte révolutionnaire doit être pensée de manière à défendre toutes les minorités, toutes celles et ceux qui galèrent et crèvent de ce climat politique nauséabond : des trans aux sans papiers, des précaires aux toxicos, des racisé.e.s aux TDS, des handis aux fol.le.s et celleux qui voient leurs populations décimées par des génocides colonialistes que la belgique ne connaît que trop bien. La lutte antifasciste se doit d’accueillir les communautés minorisées de manière concrète
Cette Pride Radicale…
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