Entre 1 500 et 2 000 personnes ont défilé vendredi 19 juin dans les rues de Montpellier pour une pride radicale antifasciste, anticapitaliste et anti-impérialiste. (« Le Poing »)
Entre 1 500 et 2 000 personnes ont défilé vendredi 19 juin dans les rues de Montpellier pour une pride radicale antifasciste, anticapitaliste et anti-impérialiste, la veille de la marche des fiertés officielle organisée par Fiertés Montpellier Pride
La mobilisation était deux à trois fois plus forte que l’an dernier. Entre 1 500 et 2 000 personnes ont répondu vendredi 19 juin à l’appel d’une pride radicale dans les rues de Montpellier, à la veille de la marche des fiertés officielle prévue ce samedi à 16 heures. Antifasciste, anticapitaliste, anti-impérialiste : le cortège affichait sans ambiguïté ses couleurs, dans une édition qui résonne avec un contexte international jugé de plus en plus hostile aux personnes LGBTQIA+.
Au micro, les prises de parole ont d’abord ciblé la municipalité. « Nous dénonçons le pinkwashing de la mairie de Montpellier et de son maire, Michaël Delafosse, qui réprime les soutiens à la Palestine et laisse 2 000 personnes à la rue, dont des personnes de notre communauté », a lancé l’un des intervenants. La polémique autour de Fiertés Montpellier Pride, l’association organisatrice de la marche officielle, dont plusieurs collectifs queers ont dénoncé ces dernières semaines le fonctionnement opaque et la programmation jugée déconnectée du tissu local, a également été mentionnée explicitement.
Le tableau international dressé dans les interventions est sombre. Au Royaume-Uni, la Cour suprême a tranché en avril dernier : la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique, une décision dont les conséquences pour les femmes transgenres inquiètent les associations de défense des droits LGBTQ+. Aux États-Unis, l’administration Trump poursuit…
Auteur: Elian Barascud

