Il semblerait qu’il y ait désormais un discours unanime pour dénoncer l’inceste et la pédocriminalité comme étant des crimes majeurs contre lesquels il faut lutter. Mais le discours ne suffit pas. Il y a urgence à agir. Notre système judiciaire est tel que la plupart des viols et des agressions sexuelles sur mineurs sont impunis, que les parents qui les dénoncent finissent parfois derrière les barreaux.
L’incrédulité, le tabou, le déni sociétal et judiciaire de l’inceste et de la pédocriminalité conduit à une silenciation de la parole des victimes, alors même que les campagnes ministérielles les incitent à parler. Trop souvent, lorsque les parents croient leurs enfants lors de révélation d’inceste, ni eux ni les enfants ne sont crus.
Les plaintes sont massivement classées sans suite (+ de 73%), sans enquête sérieuse, faute de moyens, et les parents protecteurs sont alors suspectés de manipulation et qualifiés d’aliénants, sinon de fous, d’hystériques, ou encore accusés d’alimenter un conflit familial. Ils assistent alors, impuissants, au déferlement d’une machine infernale qui aboutira à une inversion des culpabilités et au désenfantement du parent protecteur privé de ses droits parentaux – le plus souvent au bénéfice du parent agresseur.
En effet, ce parent à qui l’enfant s’est confié ne pouvant se résoudre à le confier au parent qui a été désigné comme agresseur, va multiplier les démarches et se placer volontairement en position délictuelle en ne représentant pas leur enfant. C’est ainsi que, tant les services sociaux que les magistrats, vont lui signifier que cet acharnement procédural ne peut-être que la représentation d’un conflit conjugal massif et que leur comportement, assimilable à de l’acharnement judiciaire, nuit au bon développement psychique de leur enfant.
S’ensuit le placement de l’enfant et la…
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Auteur: Collectif

