Fin janvier, le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda, s’est emparé de la ville de Goma, dans l’est du Congo-Kinshasa. Un conflit dont les enjeux ne sont pas nécessairement ceux mis en avant par les protagonistes. Et que la communauté internationale ne semble pas prête à stopper…
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Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est tombée fin janvier aux mains du M23, et ce malgré la présence des Casques bleus de la mission des Nations Unies (Monusco) qui ont participé à la défense de la ville. On compte, selon les ONG présentes, au moins 3000 morts et au moins autant de blessés, dont une majorité de civils.
Cet épisode vient endeuiller une région déjà profondément martyrisée par trois décennies de conflits, de pillages et de terribles exactions commises par divers groupes et forces armées. Avant cet assaut, on comptait déjà entre 700 000 et 1 million de personnes déplacées dans des camps de réfugiés autour de Goma du fait de la reprise des hostilités, impliquant le M23 à partir de novembre 2021. Les dirigeants de ce groupe armé sont issus d’une précédente rébellion, le CNDP, les deux étant soutenus par le Rwanda. Ils ont été brièvement intégrés à l’armée congolaise après un accord de paix signé en 2009, dont ils ont dénoncé la mauvaise application en 2012 en lançant le Mouvement du 23 mars (M23). Militairement vaincu fin 2013, le M23 a refait surface en 2021.
Les renforts de la puissante armée rwandaise et la fourniture de matériel militaire de pointe lui ont rapidement permis de s’imposer comme le principal groupe armé de la région, qui en compte plus d’une centaine. Un soutien du Rwanda documenté par plusieurs rapports de l’ONU. En 2024, le nombre des militaires rwandais aurait même dépassé celui des combattants du M23 et les experts onusiens considèrent qu’ils exercent de facto « le contrôle et la…
Auteur: redaction

