L’autonomie, c’est un truc qu’on porte à la FRAP. C’est l’idee qu’on attend personne pour changer nos propres situations. Qu’on va pas demander l’autorisation à qui que ce soit pour faire en sorte de vivre mieux, plus dignement. Qu’on va pas laisser nos ennemis diriger nos vies en attendant qu’on ait un peu gagné du terrain.
L’autonomie, c’est un truc qu’on porte à la FRAP. C’est l’idee qu’on attend personne pour changer nos propres situations. Qu’on va pas demander l’autorisation à qui que ce soit pour faire en sorte de vivre mieux, plus dignement. Qu’on va pas laisser nos ennemis diriger nos vies en attendant qu’on ait un peu gagné du terrain.
L’autonomie, c’est surement un des trucs qui nous lie le plus aux luttes des putes. On a des accords sur le fond bien sur, et puis on vit des oppressions similaires entre queer, putes, salopes, bizarres. Le rejet, le dénigrement, l’infantilisation, les violences venères, on a ca en commun. Et puis y’a bcp de gens qui sont TransPédéGouinesInter (TPGI) et putes, parce que l’accès à un taff qui paye bien et où ton patron et tes collègues te chient pas dessus, c’est pas ce qu’il y a de plus simple quand t’es TPGI. Alors pute c’est un choix qui se tient. Et ne voir que des victimes parmis les TDS, c’est infantilisant, insultant, et une erreur.
Le pont entre nous et les luttes des putes se fait aussi dans l’approche collective. Parce qu’en vrai, y’a pas de lutte plus autonomistes que celles des putes. Dans ces luttes, ca bosse ensemble, ca crée des réseaux d’entraide et de solidarité, ca casse les couilles aux gens qui nous font chier, ca parle a toustes les putes. Ca attaque, ca se defend, ca massifie. Et puis surtout, ca le fait sans attendre l’autorisation de personne, ni la validation de la gauche molle et des feministes trop prudes, ni le changement d’un système pourri. Ca impose ses choix, ca gagne en légitimité dans la gauche…
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