« On doit encore poursuivre notre pédagogie pour bien expliquer en quoi ça nous est utile ». Sur le plateau de BFM TV, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez est revenu à la charge sur l’opportunité d’inscrire dans la loi la possibilité pour les services de renseignement d’accéder aux contenus de conversations dans des messageries cryptées comme WhatsApp ou Telegram, dans le cadre d’une enquête sur le narcotrafic.
La mesure figurait bien dans la proposition de loi sénatoriale visant à sortir la France du piège du narcotrafic, mais n’a pas survécu à la navette parlementaire, les députés s’y étant massivement opposés. Pour l’exécutif, la vague d’attaques visant les établissements pénitentiaires sous le sigle « Défense des droits des prisonniers français (DDPF) », relance la nécessité d’un tel dispositif, car plusieurs messages et une vidéo de menaces à l’encontre du personnel pénitentiaire ont été postés dans un groupe Telegram à ce nom, depuis fermé « à la demande de l’autorité judiciaire ». La piste du narcotrafic est privilégiée par les enquêteurs.
C’est pourquoi l’absence de cette disposition dans la version finale du texte, constitue pour Laurent Nunez, une occasion manquée. « Un certain nombre d’individus auraient pu être mis sous surveillance et on aurait pu accéder à un certain nombre de communications qui nous auraient permis de constater par avance qu’une action de ce genre…
Auteur: Simon Barbarit

