Prisons iraniennes : la pandémie de la torture

Le 22 août, des médias iraniens basés à l’étranger ont diffusé des images de la plus sinistre prison d’Iran, Evin, où sont incarcérés et torturés les prisonniers politiques et les étrangers retenus en otage.

Ces images ont été piratées par un groupe de hackers se nommant Edalate Ali (la Justice d’Ali). Chaque jour de nouvelles vidéos montrant des prisonniers battus, inconscients, humiliés par les gardiens, des images de cellules bondées où les prisonniers dorment à même le sol, sont diffusées publiquement, mettant encore plus dans l’embarras ce régime fasciste sur la scène internationale.

Un régime qui arrive en fin de cycle et qui, sous la pression de tout un peuple aspirant à une révolution, joue aujourd’hui sa dernière carte pour se maintenir malgré tout au pouvoir.

Focus sur ce qui pourrait être les derniers jours d’une dictature vieille de 42 ans.

Mardi 3 août, l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi est intronisé président d’Iran par le guide suprême du régime l’ayatollah Khamenei, qui a comme toujours lui-même téléguidé une mascarade d’élections où toute opposition au régime est bannie afin de mettre son poulain au pouvoir. Le peuple iranien n’étant pas dupe, il a massivement boycotté cette mise en scène électorale.

19 jours avant, le 15 Juillet 2021, d’énormes manifestations éclatent dans la province du Khouzestan, au sud-ouest de l’Iran. La population locale, qui subit de plein fouet une montée des températures atteignant 52 degrés à l’ombre doit vivre avec des coupures d’eau de plus en plus incessantes et soudaines pouvant durer plusieurs jours. En cause un réseau hydraulique mal géré et laissé à l’abandon par l’Etat. La population qui ne demande que de l’eau, le premier besoin vital de l’être humain, reçoit en échange des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles, faisant en 10 jours 13 morts identifiés parmi les manifestants.

Cette répression brutale ne s’arrête pas là, 361 personnes ont été identifiées comme détenues par les pasdarans (la milice du régime iranien) selon Human Rights News Agency.

En 2019 déjà, nous vous parlions d’une révolte qui avait embrasé le pays suite à l’annonce d’une hausse des prix du carburant.

Révolte matée dans le sang, faisant 1500 morts selon l’agence Reuters, un tiers des victimes étant des femmes.

Mais la population n’ayant plus rien à perdre, continue son combat contre ce régime sanguinaire, des centaines de manifestations sont comptées chaque mois partout dans le pays, des…

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Auteur: CerveauxNonDisponibles

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