Pendant que les automobilistes serrent les dents en faisant le plein et que la canicule étouffe une bonne partie de l’Europe, TotalEnergies se gave. Vendredi 29 mai à 14 heures, à Paris, a lieu l’assemblée générale du groupe. Le conseil d’administration a proposé un dividende de 3,40 euros par action au titre de l’exercice 2025, en hausse de 5,6 % par rapport à l’exercice précédent. S’il était voté, ce serait la bagatelle de 7,5 milliards d’euros qui serait, d’après nos calculs, distribuée aux actionnaires De quoi déboucher le champagne à la flambée des prix du pétrole causée par la guerre au Moyen-Orient.
Mais les résultats indécents de TotalEnergies — le groupe a dégagé au premier trimestre 2026 un bénéfice record de 4,96 milliards d’euros, en hausse de 51 % sur un an — ne passent plus. Surtout quand le lien direct est fait par les scientifiques entre les vagues de chaleur comme celle que nous sommes en train de vivre et les géants du pétrole.
Demande de taxation des superprofits liés au conflit
Les associations Attac, Avaaz, 350 et Action Justice Climat Paris ont prévu une action vendredi entre 9 heures et 11 heures à Paris, mettant en scène Emmanuel Macron alimentant un pipeline TotalEnergies avec l’argent des Français — l’entreprise a perçu au moins 400 millions d’euros d’aides publiques en 2024, d’après Attac. Le Parti communiste français a également appelé à une mobilisation à 12 h 30 devant le siège du groupe à La Défense, pour protester contre l’explosion des prix des carburants. Partout, des voix s’élèvent pour appeler à une taxation des superprofits liés au conflit.
Les superprofits sont « un profit exceptionnel, c’est-à-dire plus important que l’année précédente et qui ne s’explique pas par une innovation ou une quelconque activité de l’entreprise, mais par une rente. En l’occurrence, actuellement, on voit que…
Auteur: Émilie Massemin

