Prix de l’essence : la France perdante

À la suite de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le transport d’hydrocarbures est perturbé dans cette région cruciale du globe. De nombreuses entreprises, comme Total, ou des pays, comme l’Arabie saoudite, ont réduit leur production, faute de pouvoir écouler leurs produits comme auparavant. Cette situation nourrit une grande inquiétude quant au niveau des prix futurs, ce qui engendre le mécanisme autoréalisateur habituel.

Les consommateurs paniquent et les distributeurs s’attendent à des coûts d’approvisionnement plus élevés demain. Donc les vendeurs se trouvent dans une situation très favorable : ils augmentent leurs prix. D’autant que l’essence est un bien que l’on ne peut aisément remplacer. C’est alors sur le plan politique que le débat se déplace. Vous êtes de gauche ? Vous exigez la baisse des marges des entreprises. Vous êtes de droite ? Vite, une baisse des taxes sur le carburant !


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Cependant, sur le plan économique, le résultat factuel premier, c’est que la grande perdante est notre nation. Comme lors de l’invasion russe en Ukraine : la décision des pays membres de l’Union européenne de réduire leurs achats de gaz russe avait permis aux vendeurs du précieux produit, lui aussi indispensable, d’accroître leurs prix.

La France subit un « prélèvement extérieur ». C’est cela qu’il faut regarder en face.

La France subit un « prélèvement extérieur ». C’est cela qu’il faut regarder en face. Or, puisque nous devons payer plus cher un produit essentiel, nous avons moins d’argent pour le reste. L’autre grand perdant de l’histoire, c’est donc l’État. Car, ce qui alimente les caisses publiques, c’est…

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Auteur: Gilles Raveaud

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