« Vous voyez bien que la situation est grave. C’est pour cela que nous sommes là. » Huit jours après avoir réuni à l’Elysée les forces politiques du pays pour leur dresser un tableau de la situation géopolitique et des conséquences sur notre territoire, Emmanuel Macron a répondu ce jeudi 24 septembre durant une quarantaine de minutes aux questions de TF1 et de France 2, largement consacrées à la crise des carburants, causée par le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, mais également à la menace russe en Europe.
Alors que le prix de l’essence et du gazole continue de battre des records dans le pays, le président de la République s’est dit « à l’action » pour défendre « les intérêts de notre pays à l’international ».
« Nous, nous voulons agir d’abord diplomatiquement, parce que la cause de tout ça, ce sont les circonstances géopolitiques […] Le cœur de notre action, ça va être d’essayer de faire baisser la tension », a insisté le chef de l’Etat, alors que le trafic maritime est toujours quasiment à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz.
Envois de moyens militaires pour protéger un port saoudien sur la Mer Rouge
Les tensions sur l’approvisionnement se sont aggravées ces derniers jours par la pression des Houthis, milices alliées de l’Iran au Yémen, qui font peser un risque sur le trafic à l’entrée de la Mer Rouge, dans le détroit de Bab-el-Mandeb, mais aussi sur les infrastructures…
Auteur: Guillaume Jacquot
