« 57 % de l’énergie européenne est encore importée, c’est beaucoup trop. Résultat, quand il y a une crise à l’autre bout du monde, nous en pâtissons, même si nous n’y sommes pour rien », se désole Christophe Grudler, député européen Renew, spécialiste des sujets énergétiques. Depuis février, les factures d’énergie des citoyens européens ont bondi, et l’hiver s’annonce très compliqué. Il ne devrait pas y avoir de pénuries, mais l’UE s’attend à des prix du pétrole et du gaz « très élevés ». « Depuis la guerre en Ukraine, nous n’avons pas assez fait, ou pas comme il faut, souligne Christophe Grudler, pour nous passer du gaz russe, nous avons foncé sur le gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Nous avons transféré notre dépendance, au lieu d’électrifier plus rapidement notre continent. Résultat, nous sommes une nouvelle fois au pied du mur. »
Un coup de canif aux engagements européens en matière d’écologie
Faute de mesures d’ampleur à moyen terme, l’Union européenne tente des solutions à court terme. Pour « détendre le marché », elle compte reporter d’un an une loi européenne sur les émissions de méthane. Le règlement en question obligerait les entreprises importatrices d’hydrocarbures à surveiller et à déclarer strictement leurs émissions de méthane, un gaz à effet de serre extrêmement puissant. Un texte que les entreprises en question jugent trop contraignant et qui fait…
Auteur: Audrey Vuetaz
