Prix des médicaments : refuser la prise d’otage de l’industrie pharmaceutique !

Lors des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, l’Assemblée nationale a voté, à mon initiative, un amendement sur la transparence sur le prix des médicaments. La réponse de l’industrie pharmaceutique ne s’est pas fait attendre. Elle menace de quitter le marché français, en prenant les patients en otage. C’est insupportable, et c’est une faute politique grave.Mais quel est vraiment le débat sur la transparence ?

Il se joue à deux niveaux. Le premier se situe en France. Le prix est négocié entre l’industrie pharmaceutique et le comité économique des produits de santé pour l’État. Cette négociation fixe un prix public, publié au Journal officiel, qui est en fait un prix fictif et un prix réel, qui correspond au prix public moins des remises confidentielles, protégées par le secret des affaires. Seuls les industriels et un petit nombre de hauts fonctionnaires, qui ne peuvent rendre compte à personne, connaissent ces prix réels.


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Or ce secret constitue un problème démocratique quand le marché du médicament représente plus de 36 milliards de dépenses par an et les remises plus de 9 milliards. C’est aussi un problème quand, en raison de prix qui se comptent en dizaines, centaines voire millions d’euros par patients, l’État peine à organiser l’accès aux meilleurs traitements pour toutes et tous et met en œuvre des politiques de rationnement des médicaments et de tri des patients. Pour l’accès aux soins, un contrôle démocratique et citoyen est nécessaire.

L’industrie pharmaceutique fait des profits délirants, avec des marges à plus de 14 %.

Mais il y a le second niveau, qui produit des résistances : celui…

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Auteur: Hendrik Davi

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