Prix du carburant, économie, déficit : les ministres de Bercy font le point sur les conséquences de la guerre en Iran au Sénat

Ce sont probablement ces courbes sur les écrans des salles de marchés qui dessinent le mieux l’incertitude maximale sur les conséquences de la guerre au Proche et au Moyen Orient, et la volatilité qui règne. L’annonce d’un cessez-le-feu dans la nuit entre les États-Unis et l’Iran a fait nettement rebondir les places financières mondiales. Les espoirs d’un apaisement dans le conflit ont fait reculer les craintes d’une déstabilisation majeure de l’économie mondiale et les cours du pétrole se sont refroidis avec une chute de près de 15 %, ramenant le prix du baril sous la barre psychologique des 100 dollars. Les cours restent encore très élevés, bien au-delà de leur niveau de février.

Difficile pour les gouvernements, suspendus aux communications imprévisibles de la Maison Blanche et aux réactions de l’Iran, de se projeter et d’en tirer les conséquences à moyen terme, sur l’économie et nos finances publiques. C’est à cet exercice délicat que se sont pliés les ministres de l’Économie, Roland Lescure, et des Comptes publics, David Amiel — nommé six jours avant la déflagration dans le Golfe Persique — devant la commission des finances du Sénat ce mercredi.

« Il peut se passer beaucoup de choses »

« Notre évaluation, elle est forcément parcellaire, elle est sans doute loin d’être terminée », a reconnu d’emblée le ministre de l’Économie. Le gouvernement a d’ores et déjà donné rendez-vous aux…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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