Après avoir déclaré vouloir « changer d’échelle » concernant les aides pour faire face à la crise au Moyen-Orient, le Premier ministre ajuste encore sa réponse. « Tout est suspendu à ce qu’il se passe dans le golfe Persique », confirme le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel. Alors qu’il a annoncé des aides ciblées au compte-goutte, le gouvernement soutient encore le principe des « aides ciblées » et envisage de les élargir.
« Tous les scénarios possibles »
« On ne sait pas ce qu’il se passera demain sur le front militaire, il faut qu’on puisse préparer notre économie à tous les scénarios possibles », souligne David Amiel qui évoque « des aides agricoles débloquées par voie réglementaire ». En effet, comme les secteurs du bâtiment, de la pêche ou du transport routier, les agriculteurs subissent directement les effets du blocage du détroit d’Ormuz puisqu’un tiers des engrais au niveau mondial y transitent. « Il faudra évidemment continuer à élargir un certain nombre d’aides en fonction de la durée de la crise », continue le ministre.
L’ensemble de ces aides ainsi que l’impact sur la croissance de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des prix du pétrole présente un coût estimé, par le gouvernement, à 6 milliards d’euros. Sébastien Lecornu avait alors assuré que ce coût serait entièrement financé par des économies sur le budget de l’Etat et de la Sécurité sociale….
Auteur: Henri Clavier

