Face à la grogne croissante des Français, dont la facture à la pompe s’est fortement alourdie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement envisage d’encadrer les marges des distributeurs sur les prix des carburants a-t-on appris mardi 14 avril. Le projet de décret, vise notamment à « éviter des effets d’aubaine », selon la fiche de présentation du projet de texte, qui doit être soumis à l’avis du Conseil national de la consommation et du Conseil d’État.
Toutefois, la décision, révélée par Le Parisien, d’encadrer ces marges de distribution, « n’est pas tranchée », a souligné Matignon. Depuis l’annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le gouvernement peine à obtenir des baisses tangibles des prix à la pompe, malgré la pression mise sur les distributeurs, et rejette toute « aide universelle » aux automobilistes pour tenir son objectif de rigueur budgétaire.
Le projet de texte stipule que « les prix de vente des stations-service situées en France métropolitaine font l’objet, dans les conditions prévues au présent article, d’un plafonnement jusqu’au 31 août 2026 ». Selon une source gouvernementale, ce texte donne la possibilité au gouvernement de plafonner les marges des distributeurs, mais il ne s’agit pas en tant que tel d’un plafonnement des prix à la pompe, qui resteront variables en fonction de l’évolution des cours des produits raffinés.
Mécanisme de lissage
Concrètement, le dispositif comprend trois paramètres, pour chaque station-service et chaque carburant. Il prévoit tout d’abord que le prix de vente autorisé devra être calculé en tenant compte du prix de référence quotidien de l’essence ou du gazole calculé sur la moyenne lissée des 5 derniers jours (ou 5 dernières cotations) sur le marché de Rotterdam.
Ce mécanisme de lissage sur 5 jours « permet une approche plus raisonnable et…
Auteur: La Croix (avec AFP)

