Aussi longtemps que se prolongera la guerre en Iran, l’offre internationale en pétrole restera sous pression, conséquence du quasi-arrêt de trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette perturbation dans l’acheminement de cette énergie commence déjà à peser sur les économies du monde entier. Les ménages modestes et les entreprises les plus exposées subissent de plein fouet ce choc pétrolier. Et par ricochet, les États. En France, le coût pour les finances publiques est d’ores et déjà estimé à six milliards d’euros.
Cette fièvre sur le marché de l’or noir ne fait pas que des perdants. Les majors pétrolières tirent leur épingle du jeu en ce moment. Dans cette période de tension sur le pouvoir d’achat et les coûts de production, les résultats du premier trimestre de TotalÉnergies ne sont pas passés inaperçus. La première capitalisation de la Bourse de Paris a annoncé des bénéfices sur les trois premiers mois de l’année en hausse de 51 % par rapport à la même période l’an passé, à 4,96 milliards d’euros.
Un gain d’un milliard de dollars seulement grâce à une opération des traders du groupe
Outre la hausse de la matière première, la performance du groupe présidé par Patrick Pouyanné s’explique par une hausse de sa production de gaz naturel liquéfié, malgré des pertes dans la région du Golfe, ou encore ses « activités de négoce ». Fin mars, le Financial Times avait révélé que la multinationale…
Auteur: Guillaume Jacquot

