Les nombreuses pantalonnades du Parlement européen
1) Le 19/09/2019, par 535 voix pour, 66 contre et 52 absentions, le Parlement européen vote une résolution mettant sur le même pied le nazisme et le communisme, comme si on pouvait condamner à parts égales le régime génocidaire hitlérien, fondé sur le racisme biologique, et le communisme. Ce dangereux amalgame a été dénoncé dans une carte blanche signée par des professeurs d’université, des essayistes, des auteurs et des cinéastes (1).
2) Dans sa résolution du 09/06/2022, ce même Parlement déclare que « les preuves crédibles concernant les mesures de prévention des naissances et la séparation des enfants ouïghours de leur famille constituent des crimes contre l’humanité et représentent un risque sérieux de génocide ». Cet avis, s’appuyant notamment sur les fantasmes d’Adrian Zenz, est loin d’être partagé par de nombreuses sommités internationales, comme, par exemple, l’anthropologue française Danielle Bleitrach, le professeur allemand Thomas Heberer, le professeur émérite australien Colin Mackerras, le chercheur étatsunien Michael O’Halon, le professeur italien Fabio Massimo Parenti, le juriste britannique Graham Perrry, le juriste canadien William Schabas ou l’expert turc des droits de l’homme Mehmet Sukru Guzsel, etc., etc. (2).
3) Le 23/10/2008, le Parlement européen avait qualifié l’Holodomor de « crime contre l’humanité » et voilà que, quatre ans plus tard, le 15/12/2022, pour ce même parlement, le même fait historique devient un « génocide ». Sur quelles révélations historiques récentes, sur quelles archives nouvellement découvertes les parlementaires européens se sont-ils basés pour franchir ce cap ? Aucune. Mieux (ou pire) : de nombreux spécialistes ont démontré que cette accusation reposait sur du vent. Citons notamment les historiens britanniques Robert W. Davies et Stephen G. Wheatcroft, les historiens…
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Auteur: André LACROIX

