Depuis sa loi, qui a voulu réautoriser l’acétamipride et a réussi à faciliter la vie aux fermes-usines et aux mégabassines, le sénateur Laurent Duplomb est passé à la postérité. En pointe pour la promotion d’une agriculture industrielle qui fait fi des pollutions, de la biodiversité et du climat, il donne désormais le la sur ces questions à la chambre haute. Dans son sillage, les sénateurs de droite Vincent Louault, Franck Menonville et Pierre Cuypers ont aussi bataillé pour le retour des pesticides néonicotinoïdes, ou pour une moindre protection des zones humides.
Lors des élections sénatoriales de dimanche 27 septembre, les sièges de ce quatuor ne sont pas remis en jeu, le Sénat étant renouvelé par moitié. Mais ils ne sont pas seuls à mener l’offensive anti-écologique. Les grands électeurs pourront choisir — ou pas — de renouveler le mandat d’autres parlementaires. Ces derniers ont peut-être moins fait la une des médias, mais ont eux aussi fait leur part contre les éoliennes et la « figure pouponne » de Greta Thunberg, pour le béton et le nucléaire.
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Daniel Gremillet, sénateur LR des Vosges, 73 ans
À l’instar de Laurent Duplomb, il est aussi membre des Républicains (LR) et agriculteur. L’éleveur est entré en politique par le syndicalisme : d’abord aux Jeunes agriculteurs, puis son aînée, la FNSEA — le syndicat productiviste —, ce qui lui a permis de devenir président de la chambre d’agriculture des Vosges de 1989 à 2014.
Pour Daniel Gremillet, l’atome doit être massivement relancé
Mais c’est dans le domaine de l’énergie que ce sénateur des Vosges en poste depuis 2014 s’est illustré. Damant le pion au gouvernement, en retard sur sa programmation pluriannuelle de l’énergie, il a concocté la sienne et l’a déposée sous forme de proposition de loi. Au menu : une relance massive de l’atome pour « maintenir la part du nucléaire dans la production…
Auteur: Fanny Marlier, Justine Guitton-Boussion, Marie Astier, Moran Kerinec
