Procédure lancée par l’Afrique du Sud contre Israël : un appel à se libérer de l’Occident impérial

L’Afrique du Sud ne conteste pas seulement la guerre génocidaire menée par Israël contre les Palestinien·nes de Gaza ; elle tente de briser l’emprise de l’hégémonie états-unienne. C’est ce que montre Tony Karon dans un article d’abord publié en anglais par The Nation.

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Malheureusement pour les Palestinien·nes qui souffrent depuis longtemps, la « nécessité » de la violence organisée au service du massacre de civil·es par milliers est une affaire de point de vue. Et Israël fait le pari que sa guerre contre Gaza est conforme à ce qui est jugé acceptable dans les coulisses du pouvoir de l’Occident impérial, où des termes comme  « dommages collatéraux » aseptisent la version actuelle des massacres de l’ère coloniale de personnes de couleur dans le cadre de campagnes de  « pacification ».

La brutalité  « nécessaire » est un principe séculaire dans la poursuite et le maintien du pouvoir occidental, qu’il s’agisse de colonisateurs européens, de colons américains décimant les populations autochtones, de l’armée états-unienne anéantissant les Vietnamiens, d’Afghans ou d’Irakiens contraints de se plier à la volonté de Washington, ou de la secrétaire d’État de l’époque, Condoleezza Rice, disant au Liban de se résigner à la mort et à la destruction massives provoquées par l’invasion israélienne de 2006 alors présentée comme « affres de la mise au monde d’un nouveau Moyen-Orient ».

L’idéologue patenté de la puissance occidentale, Samuel P. Huntington, théoricien du « choc des civilisations » ne dit pas autre chose, d’ailleurs :

« L’Occident ne doit pas sa conquête du monde à la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion (à laquelle peu de membres d’autres civilisations ont été convertis), mais plutôt à sa supériorité dans l’application de la violence organisée. C’est un fait que les Occidentaux oublient souvent ; les…

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Auteur: redaction