Mené au Tribunal de Police lundi dernier, le procès des 12 incupé.exs de la Rue Royaume a été avant tout un procès politique.
Le fond du procès résonne tristement avec le contexte genevois actuel. Rappelons que les inculpé.exs de la Rue Royaume sont poursuivi.exs pour avoir occupé, en février 2023, le célèbre bâtiment-verrue du quartier des Pâquis. Ce bâtiment était laissé vide par son propriétaire après deux incendies graves, qui ont mis en lumière des pratiques de marchand de sommeil en plein coeur de Genève.
Le collectif continue à dénoncer cet exemple flagrant des pires conséquences de la spéculation immobilière. Dans un contexte de crise du logement orchestrée par des propriétaires verreux tels que Burval SA en liquidation, propriétaire du 8 Rue Royaume, dont les pratiques en sont un exemple particulièrement violent, ce procès ne peut passer inaperçu. En effet, la libéralisation du marché immobilier dans le canton produit de plus en plus de précarité, une augmentation des loyers démesurée et des inégalités économiques entre locataires et propriétaires que nous ne devons en aucun cas accepter. Ce ne sont pas de simples conséquences malheureuses d’un système qui fonctionnerait autrement bien, ce sont des signaux forts qui nous montrent jusqu’où les milieux de l’immobilier sont prêts à aller pour s’enrichir. Des familles vivent dans la rue alors que des immeubles restent vides pendant que leur valeur augmente. Face au scandale, l’Etat doit faire usage de son droit d’expropriation pour rendre ce bâtiment à la population et créer des logements abordables.
Quant à la forme, soulignons l’absurdité de trouver sur le banc des accusé.exs 12 jeunes ayant mené une action médiatique et pacifique qui revendiquait simplement le droit fondamental au logement. D’autant que de l’autre côté de la barre, les deux parties plaignantes font partie du dispositif qui permet à une minorité de…
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