Les réquisitions avaient pris la forme d’un coup de tonnerre et assombri l’avenir politique de Marine Le Pen. Le 13 décembre, à l’issue du procès des assistants parlementaires RN, le parquet avait estimé que l’ancienne candidate était au « centre » d’un « système organisé » visant à faire du Parlement européen la « vache à lait » du RN, au « mépris des règles démocratiques ». C’est pourquoi, l’accusation a réclamé une peine de 300 000 euros d’amende pour Marine Le Pen, ainsi que 4,3 millions d’euros d’amende, dont 2 millions d’euros ferme pour le Rassemblement national. Cinq ans de prison, dont deux ans de prison ferme, et surtout cinq ans d’inéligibilité ont été requis contre la députée du Pas-de-Calais. La peine d’inéligibilité était assortie d’une « exécution provisoire ». Si le tribunal suit les réquisitions des procureurs dans leur décision prévue le 31 mars prochain, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à des futures élections locales ou nationales », car l’appel ne serait pas suspensif.
Toutefois, de nouveaux éléments, qui ont pris la forme de deux questions prioritaires de constitutionnalité, pourraient tourner à l’avantage de Marine Le Pen. Depuis 2010, tout justiciable peut contester, devant le juge en charge de son litige, la constitutionnalité d’une disposition législative applicable à son affaire s’il considère qu’elle porte atteinte aux droits et…
Auteur: Simon Barbarit

