Au lendemain des réquisitions du procès des assistants parlementaires RN, le réveil est dur pour Marine le Pen et les membres de son parti et pourrait même virer au cauchemar si les magistrats suivent les réquisitions du parquet dans leur décision qui devrait être prononcée au début de l’année 2025.
Il est reproché à Marine Le Pen, en tant qu’ancienne eurodéputée et ancienne présidente du Front national (devenu le Rassemblement national en 2018), d’avoir participé à la mise en place d’un système destiné à assurer la rémunération de certains collaborateurs du parti par le Parlement européen.
Dans leur réquisitoire, les procureurs ont estimé que l’ancienne candidate était au « centre » d’un « système organisé » visant à faire du Parlement européen la « vache à lait » du RN, au « mépris des règles démocratiques ». C’est pourquoi, l’accusation a réclamé une peine de 300 000 euros d’amende Marine Le Pen, ainsi que 4,3 millions d’euros d’amende, dont 2 millions d’euros ferme pour le Rassemblement national. Cinq ans de prison, dont deux ans de prison ferme, et surtout cinq ans d’inéligibilité ont été requis contre la députée du Pas-de-Calais.
« La seule chose qui intéressait le parquet, c’était Marine Le Pen pour pouvoir demander son exclusion de la vie politique […] et puis le Rassemblement national pour pouvoir ruiner le parti », a réagi l’ancienne eurodéputée qui a, sans…
Auteur: Simon Barbarit

