Un procès sur lequel plane le spectre de l’ingérence étrangère et où tous les regards pointent vers Moscou. Quatre hommes de nationalité bulgare sont jugés à partir de mercredi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire des « mains rouges » taguées en mai 2024 sur le Mémorial de la Shoah.
Des étrangers payés pour réaliser des actions dans l’espace public français, souvent antireligieuses, afin de susciter l’indignation, et creuser les divisions de la société sur des sujets clivants… Le tag des « mains rouges » s’inscrit en dans une série de tentatives de déstabilisation visant à « semer le trouble » et « créer des fractures » dans la population française, avait affirmé en septembre la procureure de Paris, Laure Beccuau.
Des têtes de cochon devant des mosquées, septembre 2025
L’action la plus récente remonte au 9 septembre dernier, lorsque plusieurs mosquées franciliennes découvrent des têtes de porcs devant leur porche. Laurent Nuñez, alors préfet de police, évoque rapidement de possibles « actions d’ingérence étrangère ». Il ne se trompe pas.
Il s’avère en effet que les têtes de cochon ont été déposées « par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire », indiquait le parquet de Paris. Un agriculteur normand s’est en outre manifesté auprès des enquêteurs pour signaler que deux personnes étaient venues lui acheter une dizaine de têtes de cochon avec un véhicule « dont la plaque d’immatriculation serait serbe ».
« Les recherches en matière de vidéoprotection ont établi que c’est avec ce même véhicule que ces personnes sont arrivées à Paris, près (du quartier) Oberkampf, dans la nuit de lundi 8 à mardi 9 septembre », expliquait le ministère public, ajoutant que ces individus « sont susceptibles d’avoir utilisé une ligne de téléphone croate, dont le…
Auteur: Alix Champlon
