Procès des viols de Mazan : pourquoi la notion de consentement ne figure pas dans le code pénal ?

Le procès Pelicot a pris un tournant cette semaine. Une affaire hors normes qui a commencé le 2 septembre pour une durée de 4 mois, impliquant Dominique Pelicot, le principal accusé qui a reconnu avoir drogué sa femme pendant dix ans pour la faire violer par plus d’une cinquantaine d’hommes, tout en les filmant. Très médiatisé, car le huis clos a été refusé par Gisèle Pélicot, la victime, le procès a relancé un débat de société autour de la notion de consentement. Et pour la première fois au procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot a exprimé son sentiment d’humiliation, mais aussi de colère face aux insinuations de certains avocats sur ce qu’elle a subi, leur lançant : « Un viol est un viol ».

Une réponse aux propos d’un avocat de la défense, Guillaume De Palma qui a affirmé devant les caméras, qu’il y avait « viol et viol » minimisant ainsi l’intention réelle de certains des accusés dont beaucoup affirment avoir pensé participer à un jeu sexuel d’un couple libertin « Pas une seconde je n’ai donné mon consentement à Monsieur Pelicot ni à ces hommes qui sont derrière », a rappelé cette femme de 72 ans qui aurait été victime de quelques 200 viols, dont 92 commis par 50 coaccusés.

Ce débat autour de l’introduction de la notion de consentement dans la définition du viol dans le Code pénal français divise praticiens du droit et le personnel politique. Pour rappel, l’article 222-23 du code pénal…

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Auteur: Simon Barbarit

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