Marine Le Pen joue son avenir politique devant la Cour d’appel de Paris, à partir de mardi. Condamnée en première instance à 4 ans de prison dont deux fermes, 100 000 euros d’amende et surtout 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, l’ancienne patronne du RN va tenter d’obtenir, une atténuation de sa peine voire une relaxe lors d’un second procès qui va durer un mois.
La cour d’appel de Paris va juger le Rassemblement national (ex-FN), son ancienne présidente, Marine Le Pen, et onze personnes pour avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti avec l’argent du Parlement européen. Les fonds détournés s’élèvent à plus de 4,4 millions d’euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Marine Le Pen est accusée d’avoir prolongé un système mis en place par son père, Jean-Marie Le Pen, fondateur du FN, décédé l’année dernière.
« Aucun recours contre l’exécution provisoire »
Le 31 mars 2025, le jour du prononcé de sa condamnation, la France entière avait découvert ou redécouvert le principe de l’exécution provisoire d’une peine, c’est-à-dire non suspensive d’appel. L’application immédiate d’une peine d’inéligibilité sonnait le glas des ambitions présidentielles de la triple candidate à l’élection suprême.
A l’issue du premier jugement, l’avocat de Marine…
Auteur: Simon Barbarit

