Le 25 septembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs dans l’affaire des financements libyens. Alors que le procès en appel s’ouvre ce lundi 16 mars, les trois associations de lutte contre la corruption, Sherpa, Anticor et Transparency International France, unissent leurs voix pour appeler à la sérénité des débats – seul cadre utile à la manifestation de la vérité et au respect des victimes.
L’intérêt général mis en cause par l’affaire des financements libyens
Le tribunal a admis, en première instance, que lorsque les faits en cause portent atteinte à la probité publique, l’action des associations peut contribuer à l’établissement de la vérité et à la protection effective de l’Etat de droit. En ce sens, les trois associations disposant d’un agrément anticorruption en France, Sherpa, Anticor et Transparency International France, se sont de nouveau constituées parties civiles dans le procès en appel.
Le délibéré a donné lieu à de graves atteintes à l’indépendance de la justice et à des attaques répétées contre la mission d’intérêt général de lutte contre la corruption portée par nos associations. Dans ce contexte, il est impératif de protéger les contre-pouvoirs démocratiques. Ce procès offre l’opportunité de réaffirmer que le respect de la séparation des pouvoirs demeure la condition essentielle de l’équilibre et de la solidité des institutions.
Des faits d’une gravité exceptionnelle, indicateurs de corruption au plus haut niveau de l’État
Les débats de première instance ont permis de révéler la solidité du dossier ainsi que la gravité des faits et malgré les relaxes prononcées, le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris a reconnu l’existence d’un pacte de corruption. L’audience qui s’ouvre en appel représente une opportunité de soulever les enjeux liés aux…
Auteur: Mailys

