La cour d’assises spéciale de Paris a condamné, lundi 2 mars, en appel les quatre accusés à des peines de 6 à 15 ans de prison pour leur rôle dans l’assassinat de Samuel Paty. Celui-ci avait été tué en octobre 2020 par un djihadiste tchétchène de 18 ans, Abdoullakh Anzorov, qui lui reprochait d’avoir montré des caricatures du Prophète Mahomet dans son cours sur la liberté d’expression au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Le meurtrier avait ensuite été tué par la police.
Le père d’un élève, Brahim Chnina, 54 ans, et un militant islamiste, Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, étaient poursuivis pour leur campagne de haine en ligne contre le professeur d’histoire-géographie. Ils sont condamnés à 10 et 15 ans. Le parquet général avait requis vingt ans de réclusion contre les deux hommes qui ne connaissaient pas Abdoullakh Anzorov mais seraient « à l’origine du Mal ». Ils ont été les initiateurs de la campagne de haine en ligne. En première instance, ils avaient été condamnés à 13 et 15 ans pour association de malfaiteurs terroriste.
Deux proches du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, étaient poursuivis pour complicité d’assassinat : ils ont véhiculé Abdoullakh Anzorov et l’ont aidé à se procurer des armes. Tous deux assuraient n’avoir pas eu conscience du projet criminel. La cour d’assises spéciale a réduit leur peine et les a condamnés à six et sept ans, contre 16 ans de réclusion criminelle en première instance.
Les quatre hommes ont dix jours pour se pourvoir en cassation s’ils le souhaitent. Il est peu probable que ce soit le cas d’Azim Epsirkhanov, Naïm Boudaoud et même Brahim Chnina, qui ont déjà fait plus de cinq ans de détention.
Toutefois, les avocats d’Abdelhakim Sefrioui ont déjà annoncé que leur client allait se pourvoir en cassation. Il est le seul des quatre accusés dont la…
Auteur: La Croix (avec AFP)

