Saisie de « trois appels » après les condamnations de Marine Le Pen et du Rassemblement national, la cour d’appel de Paris a indiqué mardi 1er avril qu’elle « examinera ce dossier dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026 ».
Cela voudrait dire que ce deuxième procès se tiendrait au plus tard début 2026, et que la décision serait donc avant l’élection présidentielle de 2027, comme le réclament certains responsables politiques.
« La cour d’appel de Paris confirme avoir été saisie ce jour de trois appels formés à l’encontre de la décision rendue le 31 mars 2025 par le tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Elle examinera ce dossier dans des délais qui devrait permettre de rendre une décision à l’été 2026 », est-il écrit dans un communiqué signé du premier président Jacques Boulard et de la procureure générale Marie-Suzanne Le Quéau.
Un calendrier pour s’adapter aux enjeux
Marine Le Pen a annoncé faire appel après le jugement rendu lundi par le tribunal de Paris, qui l’empêche, à ce stade, de concourir à l’élection présidentielle de 2027.
Christophe Soulard, premier président de la Cour de cassation, a qualifié de « très bonne chose » le calendrier annoncé par la cour d’appel de Paris. « Ça veut dire que la justice française est capable de s’adapter, qu’elle est consciente (…) des enjeux des décisions qu’elle rend » et « des conséquences politiques de ses décisions », a-t-il déclaré sur BFMTV.
« Loin d’être déconnectée », la justice « a tout à fait conscience que, dans certaines circonstances, il faut se donner les moyens de rendre une justice dans le délai adéquat », a ajouté le premier juge du pays.
Deux autres procédures d’appel
Auteur: La Croix (avec AFP)

