Il y a un peu plus d’un an que le projet de loi plein emploi a été présenté en conseil des ministres le 7 septembre 2022 par Olivier Dussopt, ministre du Travail et par Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
Ce projet vise à autoriser « les proches aidants à faire valoir les compétences acquises dans la prise en charge de la dépendance ou de la fin de vie d’un membre de la famille », et prévoit également « la comptabilisation des périodes de mise en situation en milieu professionnel au titre de la durée minimale d’expérience requise pour prétendre à la VAE ». Ce type de déclarations publiques et politiques régulières depuis le Covid montrent qu’il y a un vrai engouement pour les questions de l’aidance en France.
Ainsi, en 2019, après le premier confinement à la suite du Covid, le président de la République évoque les aidants dans son discours du 25 avril 2019 :
« Nous devons d’abord les les [aidants] reconnaître, les nommer, mais aussi dans nos politiques publiques, leur bâtir une place dans notre réforme des retraites, leur construite des droits. »
Puis, en 2020 le même déclarait sur Twitter (6 octobre 2020)
« Il est souvent difficile pour les aidants de concilier vie personnelle et professionnelle, de souffler, de trouver un moment de répit, de penser à soi. Chacun a un rôle à jouer pour les soutenir, pour les soulager, pour alléger leur quotidien. La solidarité est à portée de tous. »
En 2021, la déclaration d’intention du premier ministre Jean Castex, accompagné d’Olivier Véran alors ministre de la Santé et de Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie, souhaitaient renforcer le financement de l’aide à domicile et en institution, avec l’engagement de recrutement de 10 000 soignants supplémentaires d’ici 2025.
Concrètement, ces déclarations conduisent à la Loi n°2019-485 visant à…
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Auteur: Frédéric Pugniere-Saavedra, Maître de conférences en sciences du langage, Université Bretagne Sud

