Le retour de la fabrication de puces électroniques aux États-Unis est une priorité pour la sécurité nationale et l’économie. Une pénurie de travailleurs qualifiés menace de faire dérailler ce projet.
Les semi-conducteurs sont au cœur de nombreux aspects de la vie moderne. On les trouve aussi bien dans les voitures, les smartphones, les appareils médicaux, ou encore dans les systèmes de défense nationale. Ces composants aussi minuscules qu’essentiels ont rendu possible ce qu’on appelait la société de l’information et ses nombreuses applications, des dernières avancées en matière d’intelligence artificielle à l’amélioration des performances de l’équipement hospitalier…
Longtemps, leur disponibilité n’a pas semblé être un problème… jusqu’à ce que les choses tournent mal. C’est ce qui s’est passé durant la pandémie de Covid-19 quand les principales faiblesses de la chaîne d’approvisionnement mondiale en semi-conducteurs sont devenues visibles par tous.
Pour ne citer qu’une seule conséquence, le secteur automobile a été un temps à l’arrêt car les nouveaux véhicules ne pouvaient pas être terminés : les puces produites à l’étranger n’étaient plus livrées. Des industries entières ont été perturbées par cette pénurie d’approvisionnement en semi-conducteurs, qui a coûté des centaines de milliards de dollars.
Dépendance à un rival géopolitique
La crise a révélé une évidence : les États-Unis et leur économie dépendent fortement des pays étrangers, notamment de la Chine, un rival géopolitique, pour fabriquer des semi-conducteurs. Au-delà de la préoccupation économique, ceci constitue aussi un risque pour la sécurité nationale.
C’est pourquoi le gouvernement états-unien a pris des mesures pour investir dans la production de semi-conducteurs par le biais d’initiatives telles que le Creating Helpful Incentives to Produce Semiconductors (CHIPS) and…
Auteur: Michael Moats, Professor of Metallurgical Engineering, Missouri University of Science and Technology

