Le collectif STopMicro lutte depuis l’automne 2022 contre les conséquences écologiques, sociales et sociétales des agrandissements des multinationales STMicrolectronics et Soitec, deux méga-usines qui fabriquent des puces électroniques destinées à l’automobile, l’internet des objets ou encore l’armement. Pillage de l’eau potable, pollution massive, tout est bon pour ne pas rester sur la touche de la compétitivité et de l’innovation.
Le 1er avril 2023 plus d’un millier de personnes se retrouvaient pour manifester. Un an plus tard, c’est un grand week-end de mobilisation qui est organisé le 5, 6 et 7 avril 2024 à Grenoble et dans le Grésivaudan. Le collectif StopMicro nous a transmis ce petit tour d’horizon en guise d’annonce.
A Grenoble on fabrique des puces
Quand, en juillet 2022, Emmanuel Macron est venu à Crolles inaugurer l’agrandissement de l’usine STMicroelectronics, il faisait chaud. Il annonçait au passage que l’agrandissement serait financé à hauteur de 2,9 milliards d’euros d’argent public, « le plus grand investissement industriel des dernières décennies hors nucléaire » comme le rapporte fièrement Bruno Le Maire. Une « réjouissance » pour le maire EELV de Grenoble. STMicroelectronics est le premier employeur de la région avec plus de 6000 salarié·es, et sa voisine Soitec en emploie aujourd’hui 2000. Toutes les deux produisent des semis-conducteurs, des « puces électroniques ». Un marché « stratégique » en pleine expansion : 15 % d’augmentation de la production par an, l’objectif de quadrupler la production sur le sol européen d’ici 2030. Alors la tête haute et le torse bombé, politicien.ne.s et industriels nous montrent le chemin du monde de demain et nous délivrent leur joyeuse définition du progrès, forte de propagande mensongère.
Nous les saluons pour avoir, en même temps que cette inauguration, donné naissance à notre collectif et à la vague…
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Auteur: dev

