Avec trois ans de retard, le gouvernement a dévoilé ce jeudi 12 février les grandes orientations de la nouvelle feuille de route énergétique de la France. Annoncée sous forme de décrets, cette troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) vise 60 % d’énergie décarbonée d’ici 2035, contre 42 % actuellement. Une montée en puissance qui doit passer par la relance du secteur nucléaire, avec la construction d’au moins six nouveaux réacteurs, quand le précédent texte, élaboré sous le mandat de François Hollande, prévoyait d’en fermer 14. « Pour la première fois, nos intérêts industriels, climatiques et géopolitiques correspondent aux intérêts du consommateur et à sa facture d’électricité », a déclaré le premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement dans le Jura.
Sur les énergies renouvelables (ENR), les objectifs sont également revus à la hausse pour réduire la consommation d’énergies fossiles. La nouvelle PPE mise notamment sur un renforcement de l’éolien en mer. L’éolien terrestre, en revanche, sujet à de nombreuses réticences, accuse des objectifs moins ambitieux que ceux initialement présentés dans une première copie. Il en va de même pour le solaire, avec une filière photovoltaïque aujourd’hui largement dominée par les fabricants chinois. Globalement, les ENR font les frais d’une stagnation de la consommation d’électricité en France depuis la fin de la crise sanitaire, ce qui…
Auteur: Romain David

